LE PARCOURS SINUEUX D’UNE PERSÉVÉRANTE!

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Vicky Gauthier est maman de deux petites filles, Charlotte 2 ans et Maély 3 ½ ans, une surprise de la vie qui a modifié ses plans vers l’âge de 20 ans, il y a un peu plus de trois ans, au moment où elle venait d’entamer sa première session en technique d’éducation à l’enfance au cégep de L’Assomption.

«J’étais en appartement, j’avais choisi ma voie. J’ai toujours voulu travailler auprès des enfants, raconte la résidente de Repentigny âgée de 24 ans aujourd’hui. J’avais trouvé ma place, enfin». Sa première grossesse avec son récent amoureux a reporté son projet.

L’atteinte des études collégiales représentait une étape importante pour celle qui, à 18 ans, est devenue sans foyer. Des difficultés scolaires, personnelles et familiales vécues pendant toutes ses études secondaires alourdissaient sa valise.

Elle souligne toutefois que deux personnes ont été très importantes lors de son passage au secondaire dans une école de Rawdon: Patricia, une conseillère en orientation et Xavier, un professeur. «Sans leur soutien, mon chemin aurait été probablement bien différent», témoigne-t-elle. Mais Vicky a toujours persévéré: elle a terminé ses études secondaires en formation aux adultes.

Ennuis de santé

Après une pause comme maman à la maison, elle était donc prête, l’automne dernier, à retourner sur les bancs d’école en vue de sa carrière rêvée. Après une session de tremplin DEC, qui lui permettait de jauger son horaire versus la vie familiale, elle effectuait un retour aux études à temps plein en janvier. Cet exploit lui a d’ailleurs valu le titre d’ambassadrice de la persévérance scolaire du Carrefour Jeunesse Emploi, un honneur plus que mérité au vu de son parcours parsemés d’embûches.

Il y a environ un an, Vicky a reçu un diagnostic de trouble de personnalité limite (TPL). «J’étais médicamentée pour dépression, mais en réalité ce n’était pas ça que j’avais. Avec l’aide d’une thérapie, j’apprends à mieux gérer mes émotions», raconte-t-elle.

C’est aussi à ce moment que Vicky a fait appel aux services du Carrefour Jeunesse-Emploi L’Assomption. Elle souhaitait évaluer ses options, soit retourner à l’école maintenant, attendre un peu ou choisir un autre domaine.

L’étudiante a donc effectué un cheminement d’intégration socioprofessionnelle. «C’est Vicky qui a fait le plus gros du travail. J’étais là uniquement pour l’aider à gagner plus de confiance en elle», indique Marie-Ève Lapointe, intervenante psychosociale.

«Sa grande résilience lui a permis de garder le cap. Elle a décidé de se réaliser autrement que d’être maman à la maison, puis de devenir un beau modèle pour ses filles», conclut Mme Lapointe.

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