Du Carrefour jeunesse-emploi à l’université

Les jeunes du programme « Départ @ 9 » ont pu entendre le parcours inspirant de Marie-Ève Lacombe qui, à 22 ans, a frappé à la porte du Carrefour Jeunesse-emploi L’Assomption (CJELA) sans diplôme d’études secondaires et qui complètera sa technique en travail social en mai.

« Je n’aurais jamais pensé il y a quatre ans que j’entrerais à l’université avec une technique en poche. Ben c’est faite », raconte-celle qui s’est retrouvée au même endroit que les participants dans la salle, un secondaire trois à peine complété.

« Je vous regarde et je sais que vous êtes tous capables de le faire. Je sais que vous vous dites « euh … », mais oui! Le plus difficile est de venir ici, puis de commencer cette démarche-là, continue-t-elle. Le fait de ce lever le matin et d’aller faire quelque chose qu’on aime, d’avoir une qualité de vie, ça vaut tous les efforts que j’ai pu faire et ça me pousse à aller encore plus loin ». Marie-Ève débutera son baccalauréat à l’automne, toujours en travail social.

Se donner la chance d’avancer

Pour plusieurs participants qui débutent le programme « Départ @ 9», il est parfois difficile de visualiser la finalité de leur passage au Carrefour jeunesse-emploi. Chose certaine, il y a là tous les outils et les professionnels nécessaires pour l’accompagnement de ces jeunes qui, pour une raison ou une autre, ont décroché de l’école ou du marché de l’emploi. Les participants, âgés de 18 à 29 ans, sont généralement référés par Emploi Québec.

« Chaque cas est unique, mais il arrive qu’un travail sur la connaissance de soi doive s’amorcer, d’autres savent ce qu’ils veulent faire mais ne savent pas comment y arriver, certains ont des troubles d’apprentissages sans le savoir. S’ils n’ont pas de médecin de famille ont les réfère, etc.», explique Mélody Fortin intervenante psychosociale au Carrefour Jeunesse-emploi.

Les participants découvrent au CJE toutes les options possibles pour arriver à ce qu’ils veulent faire et reprennent espoir. « Le Carrefour c’est un laboratoire, ils sont ici pour essayer, car on peut partir vers quelque chose et on bifurque en chemin parce que ce n’est pas ça finalement. On visite des milieux de travail, on explore les possibilités », explique Mme Fortin.

Écrit par : Nathalie Vigneault , journal Hebdo Rive-Nord